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Un petit ours.

Il vivait au Pérou. Sa cabane a été dévastée par une tempête et son oncle malheureusement décédé. Il ne lui reste plus que sa vieille tante, qui pleine de sagesse lui dit d'aller en Angleterre rechercher « l'explorateur », l'homme qui autrefois, est venu les examiner.
Sa vieille tante étant trop vieille pour faire le voyage, elle reste dans une maison de retraites des ours. Paddington part seul.

Paddington représente l'orphelin qui recherche sa famille et sa « maison » à travers son périple Atlantique.. Il a perdu sa cabane et les deux seules personnes qui s'occupaient de lui, et va donc essayer de trouver « l 'explorateur », sa seule chance de survie dans un monde hostile.

L'Angleterre. Terre d'accueil pas si chaleureuse au début puisque seulement les pigeons le remarquent et que tout le monde lui tourne le dos.
« Pourtant, » dit-il : « je connais les bonnes manières! » Alors soit les gens les ont oublié, soit ce ne sont pas les bonnes. Manque de chance, un ours et un anglais peuvent difficilement communiquer quand ils se voient pour la première fois. (cf première rencontre de Mr Brown et de Paddington dans le café.)

Paddington essaie de s'intégrer, apprend les règles de vie en communauté et en société. Bien qu'il fasse beaucoup de bêtises. Dû à ses maladresses animales. (La scène de la baignoire qui saute pour finalement venir s'écraser sur la table de la cuisine est magnifique.)

Il devient un voyou délinquant quand il s'infiltre dans les archives nationales et casse le système en enfilant un sandwich dans le système de triage.
Il devient un héros, policier, quand il poursuit malgré lui un homme qui avait volé des dizaines de portefeuilles.

La famille que Paddington trouve, reflète la « parfaite » famille malgré tous ses défauts qui éclatent au visage : le père, intellectuel ronchon, aigri, accro aux préventions des risques et qui ne perd pas une minute pour rabrouer ses enfants, la mère – Sally Hawkins – fantaisiste un peu naïve, qui parle beaucoup mais attachante et prête à tout pour sauver et aimer paddington, la sœur un peu en rébellion contre le monde et sa famille, ado un peu gothique, et le petit frère, petit génie, inventeur de pleins de gadgets technologiques.

Paddington va non seulement ressouder cette famille mais s'en trouver une.

Le film est très drôle, comique, ponctué de blagues sottes, voire grotesques, de situations loufoques, des petites anecdotes que l'on aime. L'humour à l'anglaise y est très présent. La grand mère est le summum de cet humour, la cerise sur le gâteau, c'est elle la véritable super héro du film.

La grande méchante du film fait très peur. Nicole Kidman est parfaite en vampirisante psychopathe blonde aux grand yeux bleus qui pétrifie sa proie d'un regard. Elle est droite, froide, vicieuse, sournoise, telle une vipère. Elle a effectivement plusieurs fois des manteaux en peaux de serpents. Ce qui annonce son caractère.

L'histoire est faite tel que Nicole Kidman se trouve être la fille de l'explorateur qui est décédé. Elle a un désir de vengeance envers son père qui a été banni du fameux cercle des géographes pour n'avoir pas capturé et ramené les ours en Angleterre : la famille de Paddington.
Son seul souhait et ambition dans la vie est de trouver cet ours et de l'empailler dans son musée d'histoire naturelle (elle en est la directrice) pour enfin compléter sa collection, et restaurer sa dignité perdue..

La famille va bien sûr venir au secours de Paddington, le père de famille va s'improviser héros, bravant les dangers. Il séduira de nouveau sa femme.

Ah oui et au fait, son nom vient de la gare Paddington.

J'ai vu le film 2 fois, j'ai bien pu voir en recoins tous les détails qui m'échappaient.
Ce film peut plaire aux enfants comme aux adultes.
Les graphismes et le travail d'animation est magnifiquement fait.
Et je trouve que la voix française de Guillaume Galienne lui va merveilleusement bien.

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Il y a une valeur morale, et des sujets délicats abordés comme la xénophobie, l'accueil de l'étranger dans un pays qui n'est pas le sien, l'immigration, « l'autre » , la mise à l'écart des gens qui ne sont pas comme nous, « différents », la disparition et la capture des animaux menacés, l'incompréhension, les sans-domicile fixes.

« Paddington, ourson trognon, petite créature catastrophe qui casse tout ce qu’elle touche, est vraiment la vedette du film, avec chair et frénésie comique, puisque c’est un personnage attachant, certes, mais c’est surtout une force comique incontestable.
Paddington, dans un univers cossu de blockbuster britannique ravive aussi l’exubérance et le charme mythique de Londres. La capitale britannique resplendit, de modernité et d’ambiance intemporelle qui pourrait nous faire croire à la résurrection de Mary Poppins. »

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19549130&cfilm=207487.html